Killa Mel sur Stanley Enow et Maahlox : "Nos rapports ne sont Ni bons ni mauvais, nous n’en avons simplement aucun" - Chaba 237 | Actualités du Cameroun et d'ailleurs...

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mardi 5 décembre 2017

Killa Mel sur Stanley Enow et Maahlox : "Nos rapports ne sont Ni bons ni mauvais, nous n’en avons simplement aucun"


Le Chaba est allé à la rencontre du rappeur Killa Mel, qui est l'une des valeurs sures de la musique urbaine camerounaise depuis quelques années. Et c'est sans langue de bois qu'il a répondu à nos questions.

Le Chaba: Salut l’artiste et merci de nous accorder cette interview. 

Killa Mel: Salut à toute  votre équipe ! C’est toujours un plaisir de répondre aux questions relatives à ma musique. 

L.C : Alors, « Killa Mel » ; « Killashnikov » ; « Don Killeone » ; « Soppo Priso » ; « LGP » ; « Original Muna Sawa » ; etc. Avec tous ces A.K.A, tu es carrément le Petit-Pays du Rap Kamer et le public semble adhérer à tous tes personnages...

KM; Hahahaha, dead ! On va commencer par passer un Kov up au ‘Turbo d’Afrique’ (yyyeaaaaaah !!!) (Rires) Le « A.K.A » c’est une vieille tradition dans le Rap, particulièrement popularisée par le mythique groupe new-yorkais Wu-Tang Clan, dont les membres se trouvaient de nouveaux sobriquets à chaque sortie d’album. Plus près de nous, dans nos villages, nos familles, nos quartiers, on a tous de petits noms aussi, tous plus ou moins relatifs aux différentes facettes de notre personnalité. C’est tout cela que j’ai adopté et adapté à mon univers musical, d’où tous ces blazes et tant mieux si le public aime. 

LC: Tu viens de surprendre (très agréablement) tout le monde avec ton nouveau titre « Bunya Tè ». D’où t’est venue l’idée de faire un tel morceau ? N’as-tu pas eu peur de prendre autant de risques ? 

KM: Ravi de savoir qu’il y a eu surprise et qu’en plus elle a été « très agréable ». Je remercie une fois de plus Shareem pour sa merveilleuse prod et Myster B pour ce rendu magistral. D’où m’est venue l’idée ? Disons que je me suis simplement rendu compte avec le temps et au bout de plusieurs années de recherche, que nos langues propres étaient incroyablement puissantes musicalement et très adaptées au Rap, quel que soit le type d’instru. J’avais déjà ce flow imposant, mais en ajoutant cette corde à mon arc j’ai senti le truc encore plus balèze. Concernant le risque, j’ai toujours été un avant-gardiste. A l’époque de « Vert-Rouge-Jaune dans le Noir », je ramenais déjà un truc qui n’existait pas avant mon arrivée, cette façon d’écrire, de poser, d’être, de donner mes shows, etc. Tout cela a donné sa dimension à cette œuvre, idem pour « Kova Nova ». Pour ce troisième album, je suis exactement dans la même logique : Ne rien faire comme qui que ce soit, tout faire comme personne ! 

LC: Justement concernant ce troisième album tant attendu, pouvons-nous avoir une date ? 

KM: Il est quasiment et sortira probablement dans les mois à venir. 

LC: Quel regard portes-tu sur l’évolution du Hip-hop ou de façon plus générique de la musique dite « urbaine » au Cameroun ? 

KM: Comparé à il y a quelques années, c’est vrai qu’il y a beaucoup moins de Rap au sens strict du terme, mais il faut savoir muer avec le temps, tout en gardant l’essentiel et les fondamentaux. Les choses ont beaucoup évolué au pays dans l’ensemble. Les clips sont aux normes internationales ; nos artistes tournent en boucle dans de gros médias et sont sollicités un peu partout ; les marques commencent à faire des clins d’œil plutôt révélateurs d’un certain impact de ce courant. C’est loin d’être parfait mais au moins ça bouge et c’est le plus important.

LC: Il y a quelques mois, tu lâchais un titre tout à fait mémorable intitulé « Mon Game », mais dans lequel tu as ignoré certains rappeurs plutôt influents du Mboa. Pourquoi ? 

Ah bon ? Peut-être que je souffre d’une Alzheimer déjà, je fonce à l’hôpital ! (Rires) 

LC: Pour aller droit au but, quels sont tes rapports avec Stanley et Maahlox ?

KM: Nos rapports ne sont Ni bons ni mauvais, nous n’en avons simplement aucun. (…) 

LC: Le célèbre média numérique camerounais BIMSTR t’a récemment aligné comme titulaire dans son Onze entrant de l’année 2017, te présentant comme le rappeur le plus influent de ta génération. Quel a été ton sentiment face à cela ?

KM: Quand on a vraiment l’âme artistique, la reconnaissance à la juste valeur passe avant tout le reste. Être présent parmi mes jeunes frères, les Locko, Ténor, Mink’s, Mr Léo et autres qui font l’actualité en ce moment, c’est la preuve irréfutable que la mode n’a aucun effet destructeur sur mes œuvres, lesquelles ont plutôt tendance à se bonifier avec le temps. 

LC: Le Grand Patron a été aperçu sur le magnifique spot du Douala Hip-hop Festival édition 2017 qui se déroulera ce mois. Seras-tu présent à cet évènement ?

KM: Si j’y ai été aperçu, c’est que j’y serai. Ce sera d’ailleurs mon troisième ou quatrième passage sur ce plateau. Maximum de force aux organisateurs. 

LC: Une fois de plus merci d’avoir accepté de répondre à nos questions. Un mot de fin pour nos lecteurs ? 

KM: C’est moi qui vous remercie le Chaba. A nos amis internautes, courez sur YouTube regarder la magnifique vidéo de « Bunya Tè » signée Boté Pictures ; partagez-la au maximum. On se retrouve sur les réseaux sociaux : Facebook : Killa Mel Kovviciel YouTube : Killa Mel Kovviciel Twitter : Killamelakn Instagram : Killamelakn.

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